L'Atelier de renforcement des capacités sur la gestion et l’utilisation des intrants pour la prise en charge de la malnutrition, selon un expert

Un atelier stratégique organisé par le Ministère de la Santé de Mauritanie, à travers la Direction de la Santé de la Mère, de l’Enfant et de la Nutrition (DSMEN) et le Service de la Nutrition, en collaboration avec Nutriset et AGPI Nutrival s'est tenu les 22, 23 et 24 avril derniers.

Participant à cet atelier, le Consultant Principal en Nutrition Abderrahmane Diop est revenu de manière non exhaustive sur compte Linked In sur cet atelier, au moment où le groupe Nutriset, basé à Malaunay, alerte sur l’urgence nutritionnelle mondiale et plaide pour un engagement politique et financier renforcé. 

Cet atelier, dédié au renforcement des capacités sur la gestion et l’utilisation des intrants pour la prise en charge de la malnutrition, s’inscrit dans un contexte où la malnutrition demeure un défi majeur de santé publique en Mauritanie, indique Abderrahmane, selon lequel, durant ces trois jours de travaux, les participants ont abordé des axes clés :

- La quantification et la planification des besoins en intrants nutritionnels,
- La gestion des stocks et la chaîne d’approvisionnement,
- ainsi que l’utilisation rationnelle des produits thérapeutiques conformément aux protocoles nationaux.

Toujours selon lui, les échanges entre les différentes parties prenantes – institutions publiques, partenaires techniques et financiers, et professionnels de santé – ont permis d’identifier des contraintes concrètes et de formuler des recommandations opérationnelles pour améliorer la disponibilité continue des intrants et la qualité de la prise en charge.

"Ce type d’initiative illustre l’importance du renforcement des capacités nationales pour faire face efficacement à la dénutrition sous toutes ses formes", précise le Consultant.

"Je reste pleinement engagé aux côtés des acteurs nationaux et partenaires pour contribuer à des solutions durables en nutrition au service des populations", a-t-il conclu.

À la veille du sommet du G7 Développement, qui se tient actuellemen t à Paris les 29 et 30 avril, le groupe Nutriset et la fondation Eleanor Crook Foundation (ECF) ont appelé les grandes puissances à «reconnaître la nutrition comme une condition sine qua non de la prospérité mondiale». 

La malnutrition aiguë touche plus de 50 millions d’enfants de moins de cinq ans, dont 19 millions dans une forme sévère, rappelle-t-on.

Selon les deux organisations, «investir dans la nutrition, c'est investir dans le capital humain, la cohésion sociale et la sécurité globale.»  Ainsi, elles demandent «des financements pluriannuels prévisibles pour les programmes de traitement de la malnutrition aiguë, de soutenir le renforcement des systèmes de santé locaux, et d'intégrer la nutrition dans les agendas de développement, de sécurité et de diplomatie.»

Une réunion des ministres du développement du G7 dans la capitale française Paris les 29 et 30 avril, le groupe Nutriset, basé à Malaunay, alerte sur l’urgence nutritionnelle mondiale et plaide pour un engagement politique et financier renforcé.