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Les principales composantes de l'opposition démocratique mauritanienne ont rendu public, le 29 septembre 2026, un communiqué conjoint dans lequel elles expriment leur « vive inquiétude » et leur « ferme condamnation » face à la campagne croissante en faveur d'un troisième mandat présidentiel, qu'elles attribuent au parti au pouvoir «El Insaf ». Selon les signataires, cette dynamique menace la stabilité du pays et entretient un climat de tension et de suspicion autour du processus politique national.
S'appuyant sur l'article 99 de la Constitution, qui prohibe toute révision susceptible de porter atteinte au principe de l'alternance démocratique et à la limitation du mandat présidentiel à cinq ans, renouvelable une seule fois, l'opposition rappelle que le chef de l'État s'est engagé par serment à ne soutenir, directement ou indirectement, aucune initiative de cette nature. Toute tentative de contournement, qu'elle passe par une révision constitutionnelle, une majorité parlementaire ou une consultation populaire, constituerait à ses yeux une violation grave de l'ordre constitutionnel.
Une exigence centrale : une position publique du président
Au cœur de leurs revendications, les signataires demandent instamment au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani de prendre une position publique, claire et sans équivoque, réaffirmant son attachement aux dispositions constitutionnelles relatives à la durée du mandat présidentiel et à son renouvellement, conformément au serment qu'il a prêté lors de son investiture.
L'opposition réclame par ailleurs l'arrêt immédiat et public de toute initiative politique ou institutionnelle visant à modifier ces dispositions, la libération sans condition des activistes politiques et l'arrêt des poursuites liées à l'exercice pacifique de leurs droits, la révision des textes restreignant la création et l'activité des partis, notamment le système de parrainage, ainsi que la garantie pleine et entière des libertés d'expression, de réunion, d'association et de manifestation pacifique.
Les signataires dénoncent en outre un contexte national préoccupant — restrictions des libertés, arrestations d'opposants, recul de l'espace politique et civique — qui contraste avec l'ouverture annoncée du dialogue politique national, et appellent à une mobilisation pacifique et responsable pour la défense du système constitutionnel et de l'alternance démocratique.
La déclaration est signée par l’Institution de l’opposition démocratique, le Pôle de l’alternance démocratique 2029, l’Alliance des forces du salut, le Pôle de la coalition de l’opposition démocratique et le Parti de la justice.