Manifestations étudiantes à Nouakchott : la police fait usage de gaz lacrymogènes

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Plusieurs établissements d’enseignement supérieur ont été le théâtre, ce lundi 26 octobre, de manifestations organisées par le Front étudiant pour la défense des droits et des acquis. Les protestataires dénoncent la dégradation des services universitaires et réclament une révision des nouvelles mesures relatives au transport, aux bourses et au logement.

Les étudiants contestent notamment la suppression de plusieurs arrêts de bus et l’augmentation du prix du ticket, passé de 50 à 300 anciennes ouguiyas. Ils demandent également un accès élargi aux bourses, davantage de transparence dans leur attribution et une amélioration des capacités d’accueil des résidences et restaurants universitaires.

La situation s’est tendue à la mi-journée au niveau de la gare routière du nouveau campus universitaire, où les forces antiémeutes ont dispersé les manifestants à l’aide de gaz lacrymogènes. Certains étudiants ont bloqué la circulation des bus et incendié un pneu, tandis que des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des policiers poursuivant des manifestants.

Ces tensions coïncident avec l’entrée en vigueur d'une réorganisation du transport universitaire, prévoyant la suppression de plusieurs dessertes traditionnelles au profit des bus à haut niveau de service (BHNS).

De son côté, le ministère de l’Enseignement supérieur justifie ces mesures par l’augmentation des effectifs étudiants et la nécessité d’améliorer le transport. Il a annoncé un abonnement mensuel réduit à 5 000 anciennes ouguiyas, ainsi que la gratuité du transport pour les étudiants éligibles inscrits au registre social.

Le Front étudiant, qui rassemble quatre organisations syndicales, affirme poursuivre sa mobilisation pour obtenir des réponses aux revendications des étudiants.