Le gouvernement militaire du Mali a annoncé hier soir, jeudi, une récompense de 3,5 millions de dollars pour toute information menant à l'arrestation ou à la mise à mort du leader de la branche d'Al-Qaïda dans la région du Sahel africain.
Iyad ag Ghali, le chef du "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans", est considéré comme le principal fugitif de la région, étant le chef de la plus grande force combattant les conseils militaires qui contrôlent plusieurs pays du Sahel.
Ghali, ancien diplomate malien et l'un des chefs des rebelles touaregs, est également inscrit sur les listes de terrorisme américaines et fait l'objet d'un mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale. Depuis sa création en 2017, son groupe a été tenu responsable de plusieurs attaques meurtrières contre les autorités militaires.
Dans une déclaration diffusée par la télévision malienne officielle, le ministère de la Sécurité de l'armée a offert une récompense de deux milliards de francs CFA (3,5 millions de dollars américains) pour toute information aidant à "arrêter Ghali ou le neutraliser", et 2,5 millions de dollars américains pour toute information menant à l'arrestation de l'un de ses adjoints, Amadou Koufa. Le ministère a également proposé une récompense financière pour des informations de renseignement concernant deux des chefs des rebelles touaregs.
La déclaration a indiqué que "les autorités s’efforcent de faire arrêter ces individus pour leur implication présumée dans la planification, l'organisation et l'exécution d'actes terroristes menaçant la sécurité des personnes et de leurs biens sur le territoire national".
Le Mali éprouve des troubles continus depuis environ une décennie et demie, orchestrés par le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans" et des combattants liés à l'État islamique, en plus de bandes criminelles. L'armée gouverne le pays depuis le coup d'État de 2020.