Le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et le MiniStère de la fonction publique et du travail viennent de décréter un arrêté conjoint, daté du 30 juillet 2026 nommant, titularisant et classant par grade des enseignants chercheurs outrepassant par cet acte, amplement la loi de la République, faisant fi, défavorisant la majorité écrasante des chercheurs et en dilapidant la recherche scientifique.
La loi impose un délai de quatre ans et la publication d’articles et d’ouvrages ainsi qu’un dossier complet pour devenir maitre de conférences alors que le nouvel arrêté place confortablement les nouveaux venus en maitre de conférences sans passer par maitre-assistant. Cette faveur singulière crée une dichotomie flagrante entre des enseignants qui ont peiné pour devenir maitre de conférence et d’autres qui l’ont eu sur un plateau d’or. Cette loi vise à doter l’enseignant chercheur d’une solide expérience devant l’absence de formations pédagogiques et professionnelles.
Le brillant universitaire est recruté directement au supérieur et parachuté sur le terrain sans formation pédagogique. Avant de rentrer dans le vif du sujet, je voudrais faire un petit éclairage juridique en signalant que L'arrêté possède une force juridique inférieure à celle du décret et de la loi. Il se situe au bas de la pyramide des normes administratives. Un arrêté doit respecter les décrets et les lois, et il ne peut jamais contredire un texte qui lui est supérieur
L'arrêté cède face au décret et à la loi. Si un arrêté contredit une loi ou un décret, il est illégal. Cet arrêté est donc illégal et injustice et une erreur judiciaire. Voici la loi 1.4 Loi 2010-043 du 21 Juillet 2010 portant Organisation de l’Enseignement Supérieur à travers les décrets et articles suivants :
Article 31 (nouveau) : L'avancement de grade a lieu dans le respect des quotas d'effectif définis pour chaque grade et chaque discipline, en fonction de vacance d'emplois exprimée et constatée par les établissements concernés, par voie de concours ouverts aux candidats inscrits sur la liste d'aptitude. Il est créé une seule liste d'aptitude au niveau national pour chaque grade et pour chaque discipline ; Elle est arrêtée chaque année par le Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Les demandes d'inscription su I liste d'aptitude aux grades de professeur des universités, de professeur habilité et de maître de conférences, assorties d'un dossier individuel Sont examinées, d'abord, par le Conseil Pédagogique et Scientifique de chaque établissement avant d'être transmises au Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Les conditions d'éligibilité à l'inscription sur les listes d'aptitude sont :
En cas d'avancement de grade, les intéressés sont placés à l'échelon comportant l'indice immédiatement supérieur à celui qu'ils détenaient dans leur grade précédent.
Cette loi, claire, juste et cohérente vient d’être radicalement méconnue par nos vaillants ministres, qui, surement plaçaient beaucoup trop de confiances en leurs subordonnés qui avaient glissé ses textes en douce pour assouvir la soif suprématiste de certains professeurs qui voulaient lâchement brulé les étapes et c’est pourquoi cet arrête a été conçu et publié maladroitement à l’insu de leurs Excellences, Messieurs les Ministres.
Voici le fameux et extraterrestre arrête conjoint qui regroupe de enseignants qui ont rempli les critères et déposés leurs articles et dossiers accompagnés de plusieurs autres parachutés sans tambours ni trompettes :
Par respect des normes juridiques et professionnelles, je ne peux en aucun cas divulguer la liste des lauréats de cette mascarade hors normes et enfin, je demande à son Excellence, Monsieur le Ministre de l’Enseignement supérieur de savoir que nous, qui avions été, recrutés auparavant, nommés et titularisé Maitre-Assistant et avoir tapé quatre voire six ans et publié des articles scientifiques pour devenir Maitre Conférences, demandons purement et simplement notre reclassement automatique en professeur habilité si cet arrête serait légalisé et validé par les instances compétentes. Au moins ce sera l’injustice pour tous.
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Mohamed Vall BLEYLA
Enseignant-Chercheur