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Le parti « Mauritanie en avant » a appelé à une réforme profonde du système politique et institutionnel mauritanien, proposant de transformer la période restante du mandat du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani en une transition exceptionnelle. Dans un document intitulé « Appel du 28 novembre 2026 », daté du 25 octobre, la formation invite le chef de l’État à annoncer cette initiative lors de son discours à l’occasion de la fête de l’Indépendance nationale.
Parmi ses principales propositions figurent la dissolution du Parlement, du gouvernement et des conseils municipaux et régionaux, ainsi que la formation d’un gouvernement de compétences nationales dirigé par une personnalité technocrate indépendante. Le parti réclame également la dissolution de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), une réforme du système électoral et l’organisation de nouvelles élections législatives et municipales au premier trimestre 2027.
Sur le plan institutionnel, la formation préconise une révision constitutionnelle destinée à renforcer l’indépendance de la justice et à réorganiser plusieurs institutions publiques. Elle propose également des mesures économiques et sociales, notamment l’augmentation de certains salaires et pensions de retraite, le plafonnement des prix des produits de première nécessité, de l’électricité et des transports, ainsi que la libération des prisonniers d’opinion.
Enfin, le parti propose une transition exceptionnelle de 30 mois, conduite par le président actuel et un gouvernement d’union nationale, dont les membres ne pourraient se présenter aux élections organisées sous leur supervision, notamment à la présidentielle de 2029. Il suggère également d’accorder une immunité judiciaire au chef de l’État et à sa famille proche après son départ du pouvoir, tout en invitant les forces politiques et la société civile à soutenir cette initiative avant le 27 novembre prochain.