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Le bilan de la collision entre deux trains à grande vitesse, survenue mercredi 28 octobre près de la gare d’Urda, dans la province espagnole de Tolède, s’est alourdi à au moins 68 morts. Selon les dernières informations rapportées par le quotidien espagnol El País, 77 personnes sont toujours hospitalisées, dont 15 dans un état très grave.
En déplacement sur les lieux de l’accident, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a promis une enquête approfondie afin de déterminer les responsabilités éventuelles. Il a jugé « inacceptable » que l’Espagne soit confrontée à deux accidents ferroviaires majeurs impliquant des trains à grande vitesse en moins d’un an.
Le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente, a qualifié les circonstances de la collision d’« inexplicables ». Selon ses déclarations, le centre de contrôle ferroviaire aurait autorisé un train AVE à reprendre sa circulation après une défaillance du système de sécurité LZB, alors qu’un autre train de la compagnie Iryo se trouvait toujours à l’arrêt sur la ligne Madrid-Séville.
Une enquête a été ouverte par la Garde civile et la Commission espagnole d’enquête sur les accidents ferroviaires. Les investigations portent notamment sur les décisions prises par le centre de contrôle, dont l’agent chargé de la régulation du trafic a été entendu par les enquêteurs.
De son côté, le chef de l’opposition espagnole, Alberto Núñez Feijóo, a appelé les autorités à faire toute la lumière sur cette catastrophe, estimant que les citoyens sont en droit de connaître l’état réel des infrastructures ferroviaires du pays.