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La Mauritanie a plaidé pour la mise en place d’un mécanisme chargé de définir de manière consensuelle les frontières internationales définitives du territoire du Sahara occidental, selon le dernier rapport du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, consacré à la situation dans la région.
Cette position aurait été exprimée par le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Merzoug, lors des discussions sur le Sahara tenues les 8 et 9 février à l’ambassade des États-Unis à Madrid.
Selon le rapport, le chef de la diplomatie mauritanienne a insisté sur la nécessité de créer une commission chargée de parvenir à une définition consensuelle des frontières internationales définitives et permanentes du territoire contesté.
Cette question revêt une importance particulière pour Nouakchott, notamment en raison de la proximité de certaines zones concernées avec Nouadhibou et des enjeux liés à la délimitation des frontières dans le nord du pays.
La question de Lagouira figure notamment parmi les dossiers sensibles. Située à proximité de Nouadhibou, cette zone fait partie du différend territorial autour du Sahara occidental. La Mauritanie se réfère notamment aux frontières héritées de la période coloniale et à l’accord conclu avec le Front Polisario à Alger en août 1979.
Les préoccupations concernant l’intégrité territoriale mauritanienne avaient déjà été évoquées publiquement en 2021 par l’ancien président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir, dans le contexte des tensions régionales consécutives aux événements d’El Guerguerate.
La Mauritanie participe au processus politique conduit sous l’égide des Nations unies sur le Sahara occidental en tant que pays voisin concerné par le règlement du conflit. Nouakchott maintient officiellement une position de neutralité et appelle régulièrement à une solution politique susceptible de garantir la stabilité de la région.