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Le gouvernement a démenti, mercredi, toute motivation politique ou électorale derrière le récent remaniement ministériel, affirmant que la formation d’une nouvelle équipe relève exclusivement des prérogatives constitutionnelles du président de la République.
S’exprimant lors de la conférence de presse consacrée aux résultats du Conseil des ministres, le porte-parole par intérim du gouvernement, Mohamed Maalainine Ould Eyih, a expliqué que le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani exerce ses prérogatives en fonction des exigences liées à la mise en œuvre de son programme et au respect de ses engagements envers les Mauritaniens.
Répondant aux interrogations sur les raisons du changement gouvernemental intervenu la semaine dernière, le ministre a rappelé que le chef de l’État avait réaffirmé, lors d’une récente rencontre avec la presse nationale, sa volonté de poursuivre son programme jusqu’au terme de son mandat et de transmettre le pouvoir conformément aux dispositions constitutionnelles.
Concernant les priorités de la nouvelle équipe, Mohamed Maalainine Ould Eyih a indiqué que les orientations présidentielles portent principalement sur l’atténuation des conséquences de la conjoncture internationale, l’amélioration des performances de l’administration et l’accélération de l’accès des citoyens aux services publics.
Il a également insisté sur la nécessité de rapprocher l’administration des populations, de renforcer l’écoute des préoccupations citoyennes et d’apporter des réponses concrètes à leurs besoins.
Selon le porte-parole par intérim, la composition du nouveau gouvernement répond à ces objectifs et aux défis actuels du pays. Il a décrit une équipe cohérente, consciente de ses responsabilités et appelée à renforcer l’efficacité de l’action publique.
Évoquant les ministres sortants, il a salué leur contribution à l’exécution du programme présidentiel, précisant que leur départ ne traduit ni une perte de confiance politique ni un désengagement envers le chef de l’État.
Il a enfin souligné que le soutien au programme présidentiel ne se limite pas à l’exercice de fonctions gouvernementales, les anciens ministres pouvant poursuivre leur engagement au sein de la majorité présidentielle.