En s'appuyant sur les textes juridiques récents et les rapports de la Cour des comptes, le député Sid'Ahmed Mohamed El Hassen met en cause la crédibilité des contrôles conjoints des ministères des Mines et de l'Environnement. Il demande une révision profonde des protocoles de surveillance du site d'Akjoujt.
Le député d'Akjoujt, Sid'Ahmed Mohamed El Hassen, a remis en question les conclusions de l’enquête menée par le ministère de l'Environnement sur les installations de MCM, suite à la diffusion d'une vidéo montrant une possible fuite de cyanure provenant des canalisations.
En effet, il a requis un audit environnemental complet réalisé par une firme internationale indépendante.
Une mission conjointe avec le Département de l'Industrie et des Mines avait inspecté les installations de la société et suivi les canalisations reliant l'usine aux bassins isolés utilisés pour le traitement et le stockage des déchets cyanurés, sans constater de fuite, avait indiqué le ministère de l’Environnement auparavant.
Ladite mission avait effectué un survol aérien par drone le long de la canalisation et prélevé des échantillons dans les bassins pour une analyse immédiate, qui a révélé des niveaux inférieurs aux limites maximales autorisées, ajoute le ministère.
M. El Hassen a exprimé des réserves quant aux résultats de l'inspection, soulignant que la mission n'avait duré que quelques heures et que le fait que les analyses aient été effectuées dans les laboratoires de MCM en compromettait la crédibilité.
Il a également critiqué le fait que l'inspection ait eu lieu plus de 24 heures après l'incident, dans une zone où, selon lui, les températures avaient atteint près de 48 degrés Celsius, accusant l'entreprise d'avoir tenté de dissimuler la fuite avant l'arrivée de l'équipe d'inspection.
L'entreprise avait précédemment nié des incidents environnementaux similaires malgré la documentation fournie, preuves et photographies à l'appui, a précisé El Hassen, critiquant l'absence de surveillance environnementale continue au sein de ses installations.
Il a exigé que l'audit environnemental soit confié à un organisme international indépendant, au lieu de se fier aux rapports établis par la société concernant sa conformité environnementale.
Il a fondé sa demande sur le chapitre 4 de la loi n° 019-2025 relative à l'évaluation environnementale et sociale, promulguée le 2 juin 2025, et a demandé la mise à jour du plan de gestion environnementale de MCM, dont la dernière réactualisation remonte selon lui à 2014.
Le récent rapport de la Cour des comptes avait abordé la question, a rappelé le parlementaire, critiquant ce qu'il a qualifié de tentative de se dérober à ses responsabilités entre les secteurs de l'environnement et des mines
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