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L’expiration prochaine du protocole d’application de l’accord de pêche entre la Mauritanie et l’Union européenne, prévue le 14 novembre à minuit, fait peser une incertitude sur la poursuite des activités de 60 navires européens dans les eaux mauritaniennes.
En l’absence d’un nouvel accord ou de dispositions transitoires, ces navires ne seront plus autorisés à pêcher à partir du 15 novembre. Parmi eux, 25 sont basés en Andalousie, selon le gouvernement régional espagnol, qui a récemment alerté sur les conséquences économiques et sociales d’une éventuelle interruption de leurs activités.
Le gouvernement andalou estime que près de 500 emplois directs et indirects pourraient être affectés, notamment dans les secteurs de la pêche, de la commercialisation et des services portuaires. Les répercussions concerneraient particulièrement les ports de Cadix, d’Algésiras, de Séville et de Huelva, qui accueillent les produits halieutiques issus des eaux mauritaniennes.
Le conseiller régional chargé de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Eau et du Développement rural, Ramón Fernández-Pacheco, a appelé le gouvernement espagnol et l’Union européenne à trouver rapidement une solution pour éviter l’immobilisation de la flotte.
Les autorités andalouses préconisent notamment l’application provisoire d’un nouveau protocole ou l’adoption de dispositions transitoires permettant aux navires de poursuivre leurs activités.
Cette échéance intervient alors que le protocole actuel, entré en vigueur le 15 novembre 2021 pour une durée de cinq ans, prévoit une contribution financière annuelle de 60,8 millions d’euros de l’Union européenne en contrepartie de l’accès des navires européens aux ressources halieutiques mauritaniennes, dans le respect de quotas et de conditions définis par l’accord.
Au-delà des conséquences pour les flottes européennes, l’expiration du protocole pose la question de la continuité du partenariat halieutique entre Nouakchott et Bruxelles, ainsi que des conditions de son éventuel renouvellement.